Le début était en 2010 quand le grand comédien Adel Imam a fait son film “Zheimer”. C’était le début pour les Egyptiens d'avoir une connaissance de cette maladie qui commence à apparaître dans la société égyptienne peu à peu. Chaque jour, on entend parler des personnes atteintes de cette maladie et les centres de traitements spécialisés commencent à s’intégrer dans la société médicale. La maladie d’Alzheimer est la maladie neurodégénérative la plus fréquente. Les maladies responsables de troubles neurocognitifs touchent essentiellement les personnes âgées (75-85 ans). Néanmoins, on dénombre 35 000 personnes atteintes de maladie d’Alzheimer âgées de moins de 65 ans. L’affection touche plus de femmes que d’hommes. Cette différence pourrait être expliquée par l’espérance de vie plus élevée chez la femme. Aujourd’hui essayons de jeter la lumière sur cette maladie à travers un rapide passage en revue. Et voici des sources détaillées pour ceux qui veulent approfondir leurs connaissances:
https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/maladie-alzheimer/comprendre-maladie-alzheimer
https://fr.wikipedia.org/wiki/Maladie_d%27Alzheimer
https://alzheimer-recherche.org/la-maladie-alzheimer/symptomes-et-diagnostic/signes-dalertes-symptomes/
http://www.maisons-de-retraite.fr/La-sante-des-seniors/Maladie-d-Alzheimer/Qu-est-ce-que-la-maladie-d-Alzheimer
La maladie d’Alzheimer se traduit par des troubles de la mémoire, de l’exécution de gestes simples, de l’orientation dans le temps et l’espace ainsi que des fonctions cognitives. Elle est due à la dégénérescence des neurones du cerveau. Elle survient le plus souvent après 65 ans.
Selon Wikipédia, la maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative caractérisée par une atteinte progressive et irréversible du cerveau. Elle appartient au groupe des maladies appelées «démences».
Une démence correspond à un trouble de la mémoire et des fonctions cognitives (difficultés dans la formulation des idées, dans la perception du monde extérieur, dans la maîtrise des gestes...) Le trouble, pour être considéré comme une démence, doit durer depuis au moins six mois et être suffisamment important pour retentir sur la vie quotidienne.
Au début, la maladie d’Alzheimer est très peu ou pas visible et ce n’est qu’après des mois, voire des années que surviennent les premiers troubles apparents, faisant évoquer le diagnostic. La maladie évolue pendant une dizaine d’années en moyenne mais cette durée est cependant variable d’une personne à l’autre.
La maladie d’Alzheimer entraîne des troubles variés chez les patients. Ces troubles peuvent, chez une même personne, se modifier avec le temps, mais l’évolution est irréversible. Globalement, les fonctions cérébrales déclinent peu à peu.
La maladie d’Alzheimer aboutit progressivement à une perte d’autonomie.
Dès l’antiquité, philosophes et médecins associèrent l’âge avancé à une augmentation de la démence.
Ce n’est qu’en 1901, qu’Alois Alzheimer (1864-1915), un psychiatre et neuropathologiste allemand, identifia le premier cas de la maladie qui portera son nom, chez une patiente de 51 ans, Auguste Deter. Il suivit son cas jusqu’à sa mort en 1906 et décrivit les altérations anatomiques observées sur son cerveau. Durant les cinq années suivantes, onze cas similaires furent rapportés dans la littérature médicale, certains employant déjà le terme de maladie d’Alzheimer.
Les caractéristiques particulières de la maladie furent isolées pour la première fois par le psychiatre Emil Kraepelin (1856-1926), après le retrait de certains symptômes présents dans le cas initial d’Auguste D. (délire, hallucination et artériosclérose). Il inclut cette toute nouvelle maladie d’Alzheimer, qu’il appela également démence pré-sénile, comme un sous-type des démences séniles dans son manuel de psychiatrie publié en 1910.
Durant la majeure partie du XXe siècle, le diagnostic de maladie d’Alzheimer fut réservé aux individus âgés de 45 à 65 ans qui développaient des démences. La terminologie changea en 1977, lors d’une conférence sur la maladie d’Alzheimer, où il fut conclu que les manifestations cliniques et pathologiques des démences séniles et présénile étaient identiques, bien que les auteurs n’exclurent pas qu’elles aient des origines différentes. Cela aboutit à un diagnostic de Maladie d’Alzheimer indépendant de l’âge. Le terme de démence sénile de type Alzheimer fut utilisé durant un certain temps pour décrire les cas d’Alzheimer supérieur à 65 ans, et Alzheimer classique ceux plus jeunes. Finalement, le terme unique de maladie d’Alzheimer fut formellement adopté dans la nomenclature médicale pour décrire les individus de tout âge présentant un ensemble particulier de symptômes, de progression dans le temps et de caractéristiques neuropathologiques.
En 2009, la maladie d’Alzheimer correspond à plus de la moitié des cas de démence de la personne âgée dans les pays riches.
Lors de la maladie d’Alzheimer, le cerveau est victime d’un double processus de dégénérescence et d’inflammation. Au niveau cellulaire, il est atteint par deux types de lésions, chacune causée par une accumulation de protéines qui entraîne un dysfonctionnement des neurones :
• au niveau extracellulaire, l’accumulation du peptide β-amyloïde provoque la formation des plaques amyloïdes;
• au niveau intracellulaire, l’accumulation de protéine Tau entraîne la formation de neurofibrilles.
Les progressions différentes de ces deux types de lésion participent à une lésion plus globale du cerveau générant une atrophie de certaines parties du cortex.
Quand on a un doute au sujet de la maladie d’Alzheimer, on peut consulter un médecin généraliste qui renvoie en général vers un neurologue ou un neuropsychologue.
Parmi les récents travaux, on retrouve l’immunothérapie pour traiter la maladie. Dans une publication parue dans la revue Brain, Nathalie Catier, directrice de recherche Inserm, explique que l’immunothérapie qui a montré son intérêt dans les cas de cancer ou de maladies auto-immunes, a également un intérêt majeur dans les maladies neurodégénératives.
La prise en charge personnalisée a un effet bénéfique sur les patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Sorte de réhabilitation cognitive et sociale, cette dernière permet de ralentir la perte d’autonomie, et de réduire les troubles du comportement des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. C’est ce qu’une étude de Clément Pimouguet, chercheur Inserm de l’unité 1219 “Institut de Santé Publique, d’Epidémiologie et de Développement”, a démontré.
La vitamine D pourrait être une piste contre la maladie d’Alzheimer. D’après les travaux de Catherine Féart et Cécilia Samieri, publiés dans Alzheimer’s & Dementia, une carence en vitamine D multiplie les risques par 2 de développer une démence, et par 3 les risques de développer la maladie d’Alzheimer.
David Blum, directeur de recherche dans l’unité 1172 (Centre de recherche Jean Pierre Aubert), travaille sur l’impact que peut avoir l’environnement sur la maladie d’Alzheimer, en s’intéressant de près à la protéine Tau. David Blum et son groupe s’intéressent particulièrement aux effets de la caféine. Plus généralement, l’équipe “Alzheimer et Tauopathies” à laquelle il appartient, qui est dirigée par Luc Buée, travaille sur le rôle physiologique de la protéine Tau et sur l’impact de sa dysfonction dans le cerveau. En effet, dans le cas de la maladie d’Alzheimer, cette protéine Tau n’est pas normale, et la propagation de ses formes pathologiques engendre des troubles de la mémoire.
Les plans présentés par les autorités au fil des années ont permis d’améliorer les choses mais il reste encore beaucoup à faire. Organisée le 21 septembre, la Journée mondiale de lutte contre la maladie d’Alzheimer est le rendez-vous annuel incontournable pour cette cause. C’est un évènement unique aux vocations multiples : sensibiliser l’opinion publique, interpeller les médias, alerter les pouvoirs publics ou encore valoriser les actions que mènent les associations départementales à destination des personnes malades et des familles. “Un malade Alzheimer, c’est toute une famille qui a besoin d’aide”. Ensemble, mobilisons-nous !